|
 Revenir à Djanatoul Mahwa une année après pour célébrer le Magal c'est comme si on ne l'avait jamais quitté tellement la magie de cette fête semble éternelle de par son ambiance et l'affluence des disciples.
Cette année est toute particulière en ce sens qu'elle a souffert d'une longue absence du vénéré Cheikh du territoire national. En plus des festivités habituelles les retrouvailles ont occupé une place prépondérante eu égard à l'ampleur de la nostalgie des disciples.
Le séjour du Cheikh hors du pays n'a en rien affecté les préparatifs du Magal aussi bien sur le plan des œuvres que la dévotion qui se lisait sous chaque regard, l'envie de donner à cette fête l'éclat qui lui sied sur tous les plans. Rien n'a été laissé au hasard ; de l'acheminement des bœufs à la mise en place de la tente du Thiant, tout s'est fait avec minutie.
La veille du Magal, des milliers de Talibés ont pu faire leur ziarra auprès du Cheikh. Deux longues files interminables avançaient enthousiastes à l'idée de revoir leur Maître. Ils allaient enfin le voir, celui à qui ils doivent leur initiation concernant la nature profonde de Serigne Saliou, à œuvrer pour lui, lui rendre grâce pour les bienfaits qu'il nous a octroyés, et tant et tant d'autres choses qui pour la plupart étaient inimaginables.
A cela s'ajoute l'extension des festivités aux quartiers défavorisés de Touba par la mise en place de cuisines décentralisées pour le plus grand bonheur de ces populations. Cette action initiée lors de l'édition précédente a été reconduite cette année.
Participant de ce flux éternel que constitue la particularité de Serigne Touba, le Magal 2010 s'inscrit dans cette perspective de continuité inexorable et sera toujours au delà des attentes des disciples lors des éditions à venir.
Mouhamadou Sidy Diouf Rédaction Santati.net |